La configuration du réseau hydrographique national résulte de la configuration géologique et topographique du pays, du régime et de la répartition de la pluviométrie. Le réseau hydrographique concerne essentiellement les grands cours d’eau : le fleuve Sénégal et le fleuve Gambie, dont les eaux proviennent en grande partie des montagnes du Fouta Djallon. A coté de ces grands fleuves, sont présents des cours d’eau de moindre importance (Casamance et Kayanga) et des petits bassins versants dont les écoulements sont temporaires. Un certain nombre de lacs et de mares complètent le réseau hydrographique, les plus importants sont le Lac de Guiers, les mares de la zone du Ferlo, les bolongs des zones estuariennes et les petits lacs de la région des Niayes.

Le fleuve Sénégal : C’est le plus important du réseau hydrographique national. Ses apports sont de l’ordre de 20 milliards de mètres cubes en année moyenne. Son écoulement est caractérisé par une forte irrégularité inter-annuelle, 41 milliards de mètres cubes en 1924 et 6.15 mètres cubes en 1987. Le fleuve Sénégal comporte un réseau de défluents qui sont des axes hydrauliques pérennes : le Doué, le Diamel, le Gayo, le Ngalenka, le complexe Taouey-Lac de Guiers-bas Ferlo et le système de défluents du delta : Gorom-Lampsar, Djeuss, Kassak, Diovol, Ngalam, les 3 Marigots et le lac de Guiers.